Révélations : Les religions sous leur vrai jour

 

Aristide Bochot

 

 

Introduction

 

Il y aura bientôt deux mille ans que l'Église catholique apostolique et romaine joue sur l'échiquier mondial un rôle prépondérant. Elle s'est imposée sur de fausses données et n'a su faire que du mal. C'est à elle que les êtres humains doivent leurs plus grandes souffrances physiques et morales et des morts innombrables.

 

Au cours de sa longue histoire, elle n'a rencontré que peu d'opposition. Ses adeptes, tous baptisés dés leur plus basse enfance, sont demeurés sans réaction face aux invraisemblances de l'enseignement dogmatique parce que la force de l'habitude, l'atavisme, l'environnement avaient fait d'eux des êtres inconscients capables d'avaler des couleuvres grosses comme des boas.

 

Avec le temps, le savoir parvint toutefois à s'infiltrer peu à peu dans le cerveau des hommes. Ainsi naquit le doute chez de nombreux croyants, puis le besoin de connaître inhérent à la nature humaine, appelé curiosité.

 

Par ailleurs, les savants sont parvenus à reconstituer l'histoire des religions, laquelle nous apprend que rien n'est vrai de ce que nous enseignent les prêtres. Il s'agit là d'une découverte capitale appelée à bouleverser la façon de penser qui s'était généralisée partout à la lumière des enseignements dogmatiques. Grâce aux immenses progrès réalisés par la science et la technique, les temps sont venus de rétablir l'ordre normal des choses, c'est-à-dire de couper les ailes aux mensonges religieux pour leur substituer les vérités dont s'est enrichie la société humaine. Ce sera d'autant plus aisé que les hommes ont appris plus de choses au cours de ces dernières décennies que pendant des millions d'années.

 

Qu'on le veuille ou non, les religions s'écrouleront comme châteaux de cartes à plus ou moins bref délai.

 

A une époque où il est devenu possible d'aller se promener sur la lune, de séjourner dans l'espace sidéral, de pénétrer toujours plus loin dans l'inconnu, de domestiquer l'atome à ses fins inattendues, en bien comme en mal, de créer à volonté tout ce dont les hommes ont besoin pour être heureux, de transformer l'eau en métal, la mine de plomb en diamants, d'obtenir de l'ordinateur des calculs immédiats qu'aucun être humain ne saurait effectuer, de tirer du laser des utilisations tenant du prodige, et bien d'autres choses encore, il est pénible de constater qu'il y a encore des attardés pour croire en ce que l'on sait ne pas exister et de lui vouer un culte.

 

Les courts chapitres qui suivent édifieront suffisamment le lecteur, pensons-nous, pour qu'il se libère avec joie de l'emprise religieuse. Ainsi s'accomplira, sans effusion de sang, la plus bénéfique et la plus indispensable des révolutions de tous les temps.

 

L'âme

 

De l'âme il a été fait de tous temps l'accessoire indispensable de la plupart des religions. Or, il ne s'agit pas d'une réalité, mais d'une création de l'esprit.

 

Au début, chez les anciens Egyptiens, par exemple, seul le pharaon régnant en était considéré le détenteur, en tant que fils de RA, le soleil, ce qui lui assurait, croyait-on, la survie.

 

Sur la demande pressante qui lui fut faite, SNEFROU, de la IVème dynastie accorda ce même privilège par décret à la famille royale, aux prêtres d'Amon et à quelques dignitaires de la couronne.

 

AMENEMHAT Ier , après deux siècles d'une révolution communautaire spontanée, octroya ce même droit à tous les êtres humains. L'âme n'est donc pas un don de la nature au moment de la naissance ou avant cette dernière, mais un leg gracieux fait par un homme à d'autres hommes. Des multitudes de croyants ne s'en l prétendent pas moins les détenteurs et rouvrent pour son salut, comme si elle était coupable de quelque chose. Il va sans dire que nul ne l'a jamais vue ni constatée de quelque façon. Elle n'a été qu'un moyen de coercition pour intimider les hommes et les asservir.

 

Évolution religieuse

 

Pour en donner une idée, nous prendrons l'Égypte, la plus éblouissante des civilisations de l'antiquité, pour modèle, en soulignant que les choses ne se sont pas passées autrement ailleurs.

 

C'est par la croyance à des dieux multiples, aux formes les plus diverses : êtres ou objets que l'on a commencé. Par endroits, ils existaient imaginairement depuis des milliers de siècles quand on attribua la toute puissance à des hommes, dieux ou demi dieux. Jusqu'à l'avènement d'Aménophis IV, monté sur le trône à l'âge de 15 ans, nul n'avait envisagé l'existence possible d'un dieu unique, gouvernant toutes choses. Pour se libérer du joug des prêtres d'Amon, qui dépouillaient délibérément le patrimoine royal, ce jeune pharaon décida de créer une religion nouvelle ayant ATON, le soleil pour seul dieu. Il y réussit pleinement et, sous son règne, la prospérité s'installa dans tous les domaines. A la mort du divin HAI, successeur de Tout‑Ank‑Amon, le pouvoir tomba de nouveau entre les mains des prêtres d'Amon, avec Horemheb, l'assassin du prince hittite SOUPIOULIANA comme pharaon. Ce fut le début de la grande décadence égyptienne. Vinrent ensuite, vers 460, les propagandistes de la religion chrétienne[1] qui ordonnèrent la destruction de tout ce qui pouvait rappeler les cultes précédemment pratiqués sur Les bords du Nil. Ce fut pour l'art un désastre irréparable.

 

Deux siècles plus tard, en 663, AMR‑BENEL‑ASS lieutenant du prophète Mohamed, occupait le pays et l'islamisme triomphant voyait venir à lui la presque totalité des habitants. Depuis lors la religion musulmane s'est incrustée partout en Égypte, à quelques exceptions près. II convient de souligner que l'existence de Mohamed ne laisse subsister aucun doute dans l'esprit des historiens. Pourtant, elle n'explique pas Allah, et pour cause.

 

Nous avons parlé de documents prétendus sacrés ayant servi de base à la plupart des religions actuellement pratiquées sur tous les continents. Nous devons à la vérité de dire qu'elles ne reposent sur rien de vrai. La Bible elle‑même, qui aurait été dictée par Yaveh, n'est qu'un ramassis d'inexactitudes et de faux flagrants. Ne ment‑elle pas quand, par exemple, elle situe la terre en centre du monde, alors qu'elle n'est même pas au milieu de notre galaxie mais sur l'un de ses bords? Ne le fait‑elle pas également lorsqu'elle la déclare immobile dans l'espace sidéral ? Qui ne sait maintenant qu'elle tourne autour du soleil à une vitesse vertigineuse ?

 

A en croire la Genèse, le monde aurait été créé par Yahvey (ou par les héloïmes) il y aurait moins de 7000 ans. Or, il est formellement établi que des hommes sortis du stade de l'animalité se promenaient sur la croûte terrestre il y a au moins trois millions d'années. Quant au cosmos, il existait déjà, affirment les savants, il y a plus de trois milliards d'années. Tout cela ne fait‑il pas perdre toute valeur à ce livre ?

 

L'atome

 

De nos jours, ce que l'on sait de l'atome et de ses particules, permet d'expliquer la plupart des phénomènes de la nature qui auparavant étaient incompréhensibles. Il est une troublante réalité que l'on peut photographier, domestiquer, utiliser à des fins les plus inattendues, pour le bien comme pour le mal. Il a le mérite d'exister réellement, ce qui n'est le cas pour aucun dieu. II est le constituant de toutes choses sans en être le créateur. Son immortalité est indubitable. A lui seul, il apporte la preuve que le monde est fini. II est, en effet, impossible d'ajouter un seul atome à ceux existant. Il ne cesse, par contre, de se transformer. Les agglomérats que sont les corps humains, par exemple, se métamorphosent pour rentrer dans le cycle éternel, comprenant toutes choses, gazeuses ou solides.

 

Comme l'âme indépendante du corps n'existe pas, elle ne peut jouer aucun rôle en tout cela.

Pourquoi les croyants lui attribuent‑ils tant d'importance?

 

La vierge Marie

 

A en croire certain évangéliste, la vierge Marie, épouse de Joseph, avait déjà eu plusieurs enfants lorsqu'elle fut fécondée par le Saint‑esprit. En la faisant adorer comme vierge, les théologiens se sont, pour le moins, moqués du monde tout en se couvrant de ridicule. Comme elle n'a pas existé réellement, tout ce qui a été écrit à son sujet est imaginaire. Qu'il se soit trouvé des êtres humains pour y prêter crédit n'est pas flatteur pour eux. Le plus surprenant c'est que l'on trouve encore des gens pour prendre de telles légendes au sérieux et croire à tout ce qui s'y raccroche : annonciation, étoile conductrice, naissance dans une étable, adoration de mages, voyage en Egypte qui n'a pas eu lieu, etc. Si la sottise tuait, que de funérailles en perspective!

 

Le sujet est particulièrement scabreux. II importe pourtant que l'on sache que l'Église de Rome ne fait recette qu'en ayant recours à des procédés interdits, tombant sous le coup de l'article 405 du Code Pénal dont voici le texte :

 

"Quiconque employait des mesures frauduleuses pour persuader de l'existence de fausses entreprises, ou tout autre événement chimérique, se fera remettre de l'argent et aura, de ce fait, escroqué la fortune d'autrui, sera puni d'un emprisonnement d'un an au moins et de quatre ans au plus".

 

Si cet article était appliqué comme il se doit, tous les prêtres du monde seraient en prison.

 

Par des promesses intenables, au paradis par exemple, par des abus de confiance, des escroqueries, des accaparements d'héritages, la vente de dispenses fictives et de places au ciel, à côté de Dieu, par des messes pour des morts qu'ils savent sans effet, et autres procédés fallacieux, les représentants de l'Église romaine obtiennent des sommes fantastiques. Par des souscriptions publiques aussi. C'est ainsi qu'il a été obtenu pour les "tiffosis" (enfance italienne malheureuse) des millions de dollars que le Vatican a gardés pour lui sous le prétexte que le Saint‑Esprit en avait plus besoin qu'eux.

 

C'est au nom de Dieu, du Christ, de la Sainte Vierge surtout, qui n'ont pas existé, que sont faites les demandes d'argent. Comment s'étonner, dans ces conditions, que la papauté ait pu acquérir les immenses richesses qu'on lui connaît : immeubles innombrables, 15 milliards de dollars en portefeuille, des tonnes d'or, 15000 hectares de terres, quartiers entiers de certaines villes, bijoux inestimables, diadèmes, pierreries précieuses de toutes sortes, une tiare pontificale estimée à 850 millions de francs, contrôle de nombreuses grandes banques, participations majoritaires dans de multiples entreprises, notamment en électricité, gaz, cimenterie, textiles, assurances, hôtellerie, lupanars, casinos, aviation, chimie, moyens de transport, armements, etc. Ne paie pas d'impôt, ni T.V.A., ne publie ni bilan ni budget et ne subit le contrôle de personne. Pourquoi tous ces privilèges ? En revanche elle ne donne rien à personne.

 

Est‑ce juste ?

 

Le luxe affiché partout au Vatican ne contraste‑t‑il pas outrageusement avec la pauvreté de Jésus né dans une étable?

 

A propos des miracles

 

Toutes les religions font appel aux miracles pour attirer les foules à elles et en tirer le maximum de profits.

 

De notoriété publique, les lieux prétendus saints sont d'un rapport inestimable et on ne cesse d'en créer de nouveaux pour obtenir toujours davantage de revenus : Lourdes, Fatima, Rome, Lisieux, La Salette et de nombreux autres lieux sont d'une productibilité incroyable, bien que fondés sur les produits d'une imagination maladive ou sur des apparitions irréelles.

 

L'un des miracles les plus sensationnels rapportés par la Bible est celui de la Mer Rouge, ouvrant ses flots pour laisser passer à pied sec les 800000 compagnons de Moïse et se refermant sur les Egyptiens à leur poursuite pour les noyer jusqu'au dernier. L'événement a été transmis de générations en générations jusqu'à nos jours comme une chose advenue. Or, aucun des fuyards ne s'est approché de la Mer Rouge pour gagner la terre promise. Ils ont préféré emprunter les marais de Bâal pour raccourcir le chemin à parcourir.

 

II y perdirent beaucoup de monde parce que, surchargés par les objets précieux volés aux Egyptiens sur l'ordre de Moïse, agissant au nom de Dieu. C'est d'Avaris, où ils étaient relégués, qu'ils partirent pour la Palestine. Le voyage dura 40 ans. Pas un seul partant n'arriva vivant à destination. Ils étaient tous décédés en cours de route. Moïse lui‑même ne fit qu'apercevoir le mont NÉBO, en Judée, avant de mourir.

 

Pour croire au passage de la Mer Rouge à pied sec, il fallait que les hommes disposent d'une inexcusable crédibilité.

 

Pour en terminer avec les prétendus miracles innombrables, nous attirons l'attention sur le fait qu'aucune puissance divine ou surnaturelle n'est jamais parvenue à faire repousser un membre amputé (bras, jambes, doigts, etc.) La capacité divine ne va pas jusque‑là. En la matière la toute‑puissance n'a pas cours.

 

Histoire de la papauté

 

Pour qui connaît l'histoire de la papauté, l'odieux comportement d'un grand nombre de papes inspire la nausée. Voici ce qu'en dit La Libre Pensée Nantaise, organe très estimé dont le Docteur Alfred Manseau est le génial responsable (N° 6 de juin 1980).

 

"Sur 265 papes qui ont régné, plus de la moitié ont été d'effroyables gredins et des tyrans sans scrupule.

"Les 33 premiers évêques (papes) de Rome sont absolument inconnus dans leurs personnes et dans leurs œuvres.

"Entre 325 et 1605. 212 papes ont régné, dont 42 pendant un an seulement.

"En la seule année 1276, pas moins de 4 papes se succédèrent.

"De 964 à 985, il y eut cinq papes. Le premier mourut assommé, le deuxième en exil, le troisième se maintint grâce à une répression barbare, le quatrième mourut étranglé, le cinquième de faim.

Il n'y a donc pas eu que les Borgia pour avilir la papauté.

"L'odieux ne le cède pas au ridicule. Grégoire fut pape à 23 ans, l'infâme Jean XII à 16 ans, Benoît IX à 12 ans.

"Pendant la période appelé "la pornocratie" durant laquelle Rome et la papauté subirent la domination de femmes débauchées, il y eut onze papes.

"Benoît XII doit sa célébrité au fait qu'il a violé la sœur de PÉTRARQUE, âgée de 18 ans.

"Jean‑Paul le (pas celui qui est mort de façon suspecte et a été remplacé par le Jean‑Paul II actuel) avait emprisonné son prédécesseur pour occuper le Vatican et sa célébrité, comme sodomite et forban d'envergure, était telle que le Concile de Constance fut obligé de le déposer en 1414.

"Sixte IV s'amusait avec deux petits garçons dont il fit deux cardinaux. Les prostituées de Rome lui versaient officiellement 20000 ducats chaque année.

"Innocent III eut huit enfants.

"En 1534, Paul III livre ses sueurs à Borgia pour être nommé cardinal, ce qui ne l'empêche pas, par ailleurs, d'être l'amant de sa propre fille.

"Etc.".

 

Cet exposé historique met suffisamment en relief le caractère monstrueux et répugnant des occupants successifs du Saint‑siège, pour nous éviter d'en dire davantage. Si les croyants en avaient connaissance, ne seraient‑ils pas écœurés à jamais de leur religion? On ne les verrait plus, comme tout récemment en France, se prosterner par dizaines de milliers, devant un porteur de tiare ne représentant que les intérêts sordides de son église.

 

Les prières

 

Face aux événements qui ensanglantent le monde, le pape Jean‑Paul II, qui fait son métier de Souverain Pontife avec un esprit de suite peu commun, n'a rien trouvé de mieux que de recommander la prière. L'évêque d'Ajaccio en a fait de même pour qu'en Corse le calme se rétablisse. Tous les ecclésiastiques conseillent à ceux qui souffrent ce même remède qui ne coûte rien. Sachant qu'il n'y a ni surnaturel, ni dieux, ils connaissent la vanité d'un tel procédé. S'adressant à des puissances inexistantes, la prière ne peut, naturellement, être exaucée. Elle est donc inutile. Quand donc les êtres humains en prendront‑ils conscience pour se libérer de croyances ne reposant sur rien de vrai ?

 

La prière n'est qu'un leurre.

 

Les visites de Jean-Paul II en France

 

 

L'événement est d'une telle importance que nous ne saurions le passer sous silence. Nous noterons, sans manquer de nous en réjouir, que cette visite pontificale n'a pas obtenu le succès espéré par ses organisateurs, avec la complicité du Pouvoir Giscardien. Là où l'on attendait plusieurs millions de fidèles, comme par exemple au Bourget, il n'en n'est venu que quelques centaines de milliers, racolés au cours d'une propagande effrénée. Pour assurer la sécurité du représentant du Saint‑siège, la police avait mobilisé des milliers de personnes, ensoutanées ou non, qui faisaient nombre. La presque totalité des prêtres de France et des membres de la hiérarchie, cardinaux compris, étaient massés dans le voisinage du pape pour donner l'illusion d'une foule très dense et déclencher les applaudissements.

 

La distribution des hosties à tout venant a manqué de solennité. N'importe qui n'avait qu'à sortir sa langue pour recevoir la pastille consacrée.

 

Au cours de sa visite intempestive, le pape itinérant, qui changeait d'accoutrement à chaque exhibition, a osé déclarer la France fille de l'Église, ce en quoi il se moquait du monde. I1 ne saurait ignorer, en effet, que 15 % seulement de la population pratiquent sa religion. Le cardinal Baudrillard a même ramené ce chiffre à 14

 

Il y a donc 85% des habitants qui n'ont rien à voir avec lui. Ce sont des adeptes d'autres religions ou sectes, des athées, des agnostiques, des laïcs et des indifférents. Pour lui, ils ne comptent pas. Pour notre actuel président de la République, Valéry Giscard d'Estaing, non plus, qui ne cesse de violer insolemment la Constitution laïque de notre pays, et à tenté, à plusieurs reprises, d'entraîner la Russie des Soviets dans un conflit armé souhaité par la catholicité.

 

Au lieu de ne penser qu'à tuer, comme il le fait actuellement, ne ferait‑il pas mieux de faire rechercher les moyens propres à amener tous les habitants de la terre à imiter ceux de l'Antarctique, Terre Adélie comprise, où tous les hommes s'aiment d'instinct, quelles que soient leur origine et la couleur de leur peau ? Chez eux, l'amour du prochain a fait place à la haine et à un besoin d'entraide spontané. Cet état d'esprit serait provoqué, nous a‑t‑on dit à la Télé, par une certaine radio‑activité répandue dans l'air ou dans le sol.

 

Maintenant que l'on sait tirer parti de cette force naturelle, pourquoi ne serait‑il pas fait en sorte de la prodiguer partout sur la terre? Question de dosage sans doute, que les spécialistes finiront par découvrir si on leur en fournit les moyens. N'y a‑t‑il pas là de quoi faire rêver et espérer toutes les populations du globe?

 

Au cours de sa récente visite dans notre pays, le pape Jean‑Paul II, s'est comporté comme sil était le maître du monde. N'est‑il pas allé jusqu'à dicter aux chefs d'États ce qu'ils devaient faire pour assurer l'université de son église?

 

II a conseillé la morale sans dire qu'il ne parlait que de celle de son institution, comme s'il n'y avait pas d'autres religions dont la morale varie selon les latitudes.

 

II a cru devoir signaler la probabilité d'une guerre nucléaire sans indiquer quelles en seraient les conséquences funestes pour tout ce qui vit sur terre. Cela se comprend: n'est‑il pas au nombre de ceux qui ont besoin des guerres, pour le succès de leurs institutions parasitaires

N'est‑il pas de notoriété publique que le Vatican est responsable de presque tous les conflits armés, y compris les guerres mondiales de 1914‑18 et de 1939‑45, qui ont fait des morts par centaines de millions

 

Il s'agit là, malheureusement, de faits généralement inconnus et cachés à dessein.

 

On prétend qu'il faut « préparer la guerre pour avoir la paix ». Or, l'expérience prouve que c'est faux. C'est la paix qu'il importe de préparer et non pas les bombes à neutrons et autres, comme le fait notre actuel président de la République, Valéry Giscard d'Estaing, qui aspire à jouer un rôle de plus en plus grand dans le monde catholique et, en tout premier lieu, de taire disparaître la laïcité de notre république ? A son propos,

 

il n'est pas inutile que l'on sache que, grâce à l'appui des puissances d'argent et de l'Église de Rome qui l'ont porté à la plus haute magistrature de notre pays, il ne cesse d'exercer sans retenue le pouvoir personnel, hérité de de Gaulle.

 

Avortement, contraception et candidature Debré

 

Il va sans dire que l'Église romaine ne peut accepter ni l'avortement ni la contraception. Pour ne pas perdre ses futurs adeptes et pour obtenir d'eux, tout au long de leur existence, et même après, les prélèvements prévus par son institution.

 

Michel Debré a le même objectif pour complaire à la hiérarchie et s'assurer l'appui du clergé aux élections présidentielles prochaines. Il veut des naissances d'enfants pour avoir des soldats et encourage la procréation dans toute la mesure où il le peut.

 

Que les spécialistes nous apprennent qu'en l'an 2000, au rythme actuel des accouchements, il y aura plus d'êtres humains sur terre qu'il ne sera possible d'en loger et d'en nourrir ne lui fait pas changer d'avis. Peu lui importe les millions d'entre eux voués à la misère et à la mort par inanition !

 

Le gaullisme dont il se prévaut pour être élu à la présidence de la République, c'est cela. Qu'il se trouve des électeurs pour lui apporter leurs voix est, pour le moins, affligeant.

 

Le saint-esprit

 

Il s'agit de la plus machiavélique des inventions de tous les temps. Avec le Jésus des Evangélistes, et dieu le père qui n'a jamais existé, on a fait une trinité dont aucun des membres ne dispose de la toute‑puissance. Rien ne peut être fait par l'un d'eux sans l'accord des deux autres. La religion catholique est ainsi devenue une institution à dieux multiples, comme aux premiers âges.

 

Quand on parle du "bon dieu", c'est surtout de lui dont il est question. C'est lui qui est le seigneur que le président des U.S.A ne manque pas de consulter avant de prendre une décision importante. De son propre aveu, il lui adresse une prière trois fois par jour. Que le chef d'Etat de cette grande puissance en soit resté là n'est pas flatteur pour les attardés qui l'ont porté au Pouvoir. Si la question était posée de savoir en quoi Dieu est bon, il n'y aurait pas de réponse valable possible. N'existant pas, il ne peut avoir fait ni le bien ni le mal.

 

C'est par la circoncision, le baptême ou tout autre procédé que l'on impose une religion aux enfants dès leur plus bas âge. Les parents s'attribuent ce droit comme s'il s'agissait d'un héritage précieux. Ce n'est rien moins qu'un abus de confiance, et, à ce titre, il devrait être interdit. L'enseignement dogmatique dans les écoles devrait l'être également, puisqu'il ne s'agit que de mensonges prémédités.

 

Pourquoi ne le fait‑on pas ?

 

Par respect de sa liberté de conscience?

 

Il faudrait d'abord qu'elle existât, ce qui n'est pas le cas, nous venons de le démontrer.

 

Il est pénible de constater qu'au cours des temps passés, nul n'a eu la curiosité de chercher à savoir qui est le créateur du monde, d'où il est venu, de quoi il est fait, quelle est sa forme, où il se tient. Serait‑ce parce qu'aucune réponse valable ne peut être donnée à ces interrogations ?

 

II ne peut y avoir création sans créateur, dit‑on. Si c'était vrai, il faudrait savoir qui a créé le créateur original. S'agirait‑il d'un enchaînement sans commencement, où nul dieu n'est intervenu faute d'exister ?

 

Il est d'évidence qu'il n'y a ni dieux bons, ni dieux méchants, mais pas de dieux du tout et qu'il n'y en a jamais eu.

 

Puissent les indications qui précédent être portés à la connaissance de tous les êtres humains pour que la peste religieuse, fléau majeur de notre espèce, ne tourmente plus personne dans le monde!

 

A propos du chômage

 

Comme les mêmes causes produisent les mêmes effets, nous manquerions à notre devoir si nous ne consacrions ici quelques lignes au machinisme considéré, bien à tort, comme responsable des millions de chômeurs privés de leurs moyens d'existence, faute d'une adaptation aux temps que nous vivons. Loin de leur porter préjudice, la machine devrait leur valoir un repos toujours plus grand et une participation équitable aux bénéfices allant de pair avec celle réalisée par les entreprises. Les temps sont venus d'en prendre conscience et d'instaurer un régime social répondant aux besoins de notre époque. Le patronat, qui ne comprend qu'une faible partie de privilégiés, manque d'opportunité et de sagesse en refusant de donner satisfaction aux revendications des travailleurs.

 

Les graves troubles sociaux auxquels nous assistons un peu partout dans le monde sont annonciateurs d'un soulèvement général aux conséquences imprévisibles et, pour le moins, d'un changement de régime répondant aux besoins de notre époque et non plus aux impératifs d'un capitalisme inhumain.

 

Nous aurions ‑ on le pense bien ‑ beaucoup d'autres choses à dévoiler. Quatre‑vingts ans d'études sur les religions et sur les civilisations antiques, pour la recherche de la vérité m'ont appris à voir le monde sous son vrai jour et non pas tel qu'on l'enseigne depuis toujours.

La présente brochure ne va pas manquer de bouleverser l'esprit de ceux qui la liront. Sa diffusion projetée à l'échelle mondiale devrait constituer, nous en avons le sentiment, un événement d'importance capitale, qui ne sera pas sans soulever l'opposition de tous ceux dont les religions sont le gagne‑pain, de quelque façon que ce soit. Des dispositions sont prises pour qu'en quelques jours des dizaines de milliers d'exemplaires soient répandus partout en langues diverses.

 

S'en prendre à ma personne et à mes biens, comme cela s'est déjà fait à plusieurs reprises, dans le passé, ne servirait à rien. Les martyrs sont plus nuisibles qu'utiles à leurs persécuteurs.

La libération spirituelle des êtres humains est déjà en marche, il faut le reconnaître et rien ne pourra l'arrêter. Une ère nouvelle plus juste et plus heureuse va commencer pour notre espèce enfin délivrée des mensonges dogmatiques qui lui ont fait dans le passé et lui font encore tant de mal.

 

Faute de prendre d'urgence les dispositions salvatrices nécessaires, il n'est pas douteux que les troubles dont nous sommes les témoins sous formes de guerres de religions, d'exterminations, de grèves dans tous les domaines, de manifestations de rocs, d'attentats collectifs et individuels, des prises d'otages et autres actes insurrectionnels, une révolte générale est probable aux conséquences imprévisibles.

 

Répondant aux besoins de notre temps et non plus seulement aux impératifs d'un capitalisme inhumain, un changement de régime, est inévitable, qu'on le veuille ou non.

 

Il y aurait bien d'autres choses à dévoiler pour l'édification de chacun. Quatre‑vingts ans d'études sur les religions et sur les civilisations antiques, pour la recherche de la vérité m ont appris à voir les choses telles qu'elles sont et non pas telles qu'on les enseigne depuis toujours.

 

Quel sera le régime nouveau à ses débuts ? L'anarchie peut‑être. Pour le moment, force est de constater que les tentatives communautaires font tâche d'huile dans le monde.

 

On en viendra à une communauté où chacun des membres recevra une part égale des produits du travail collectif. Il n'y aura plus ni envieux, ni vols d'aucune sorte, ni haine entre les hommes, l'enrichissement individuel étant devenu impossible et inutile. En cela rien d'utopique. Des groupements semblables ont existé et existent encore. N'a‑t‑il pas été découvert tout récemment, en Haute Égypte, dans un oasis inhabité, à Balaad et Touche, des vestiges d'un groupe de travailleurs ayant vécu 4000 ans en ces lieux sans aucun rapport avec les habitants d'ailleurs? Le gibier, le poisson et quelques menues cultures suffisaient à leur alimentation. Les femmes n'ont rien changé dans leur mode de vie ancestral. Tous les habitants étaient heureux. Le seraient‑ils restés s'ils avaient pris contact avec l'extérieur avant de disparaître, on ne sait encore de quelle façon? Des fouilles méthodiques sont en cours sous la direction de Mme J. Ricaud, membre de l'Institut Français d'Archéologie orientale du Caire, qui a découvert l'endroit. Il semble que les habitants ne pratiquaient aucune religion.

 

Pourquoi les réussites du passé ne serviraient‑elles pas d'exemples pour l'institution, sans frontières ni religions, de ce qui pourrait constituer "Les États-Unis du Monde". On ne verrait plus alors, comme de nos jours, des millions d'êtres humains mourir de faim, de soif ou d'épidémies sous nos yeux à une époque où il est possible de fournir à chacun tout ce dont il a besoin pour être heureux.

 

Pour en arriver là, le plus urgent à obtenir, est la libération spirituelle de ceux qui, bien sottement, faute de savoir, s'obstinent à demeurer dans la plus néfaste des erreurs.

 

 

 

 



[1] D'après les Evangiles, Jésus serait né en 749 de  l'ère romaine.